Miassine _ Femmes en marche formations qualifiantes en pâtisserie et restauration
La fondation Miassine a récemment ouvert ses portes
à une nouvelle initiative porteuse d’espoir. Depuis septembre 2025, ses
chaleureux locaux accueillent des formations en pâtisserie, en boulangerie, en
cuisine et en hôtellerie. Le programme « Femmes en
Marche » incarne l’esprit d’un lieu où les secrets de la gastronomie se
transmettent dans une atmosphère conviviale et bienveillante. Chaque
participante y développe des compétences précieuses, essentielles pour devenir
une professionnelle qualifiée et compétitive sur le marché du travail.
Cette formation s’adresse aux Artsaghtsis, auxquelles elle offre une opportunité
concrète de se stabiliser et de construire un avenir en Arménie. Depuis son
lancement, quatre groupes ont déjà été formés
— en pâtisserie, boulangerie, cuisine et hôtellerie. Parmi les 45 participantes, 35 ont
trouvé un emploi à l’issue de la formation, témoignant de l’impact très
positif de cette initiative.

La participation au programme s’est faite à la
suite d’un appel publié par la fondation Miassine sur ses réseaux sociaux.
Après une première rencontre avec les personnes intéressées, puis un échange
avec les spécialistes de la fondation, une sélection a été réalisée afin
d’accompagner en priorité des femmes se trouvant dans des situations de
vulnérabilité.
La formation est entièrement gratuite pour les
participantes. Soucieuse de lever les obstacles matériels à leur engagement, la
fondation Miassine prend également en charge les frais de transport, permettant
ainsi à chacune de suivre la formation dans les meilleures conditions.

La
transmission d’un savoir-faire…
Les formations en cuisine et en pâtisserie,
spécialement conçues pour les femmes déplacées du Haut-Karabakh, leur offrent
l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences et de valoriser leur talent.
Pendant six mois, à raison de deux sessions par semaine, les participantes découvrent
les techniques fondamentales du métier et approfondissent leur savoir-faire aux
côtés de professionnels expérimentés.
Dans ces ateliers, chaque étape de la préparation
du pain et des pâtisseries est travaillée avec soin, tout en intégrant les innovations culinaires nécessaires pour être compétitif
sur le marché du travail. La cheffe pâtissière Armine Hovhannisian, formatrice, transmet avec
attention son savoir-faire aux participantes. Comme elle l’explique : « J’enseigne toutes les subtilités pour qu’elles
puissent travailler en autonomie, créer leur entreprise ou trouver un emploi. »

Des
parcours et des voix inspirantes
Pour les participantes, cette formation représente
bien plus qu’un apprentissage technique : c’est aussi un espace d’entraide, de
confiance et de reconstruction.

Sabrina
Arestamian, réfugiée d’Artsakh, avait déjà une certaine
expérience : « Je préparais et
vendais des pâtisseries dans mon village et j’ai aussi travaillé en cuisine.
Ici, j’apprends tout ce que je ne savais pas encore et je me sens plus à
l’aise. La pratique est essentielle, et nous apprenons aussi beaucoup les unes
des autres. »
Anouch
Shumanian, également réfugiée d’Artsakh, souligne
l’importance de l’accompagnement : «
Madame Armine nous a tout appris depuis le début, chaque détail. Nous lui
sommes très reconnaissantes d’avoir créé cet espace où nous pouvons apprendre
et, plus tard, trouver un travail pour subvenir aux besoins de nos familles. »
Pour Sveta Arstamian,
la formation a été une véritable découverte : « Je ne connaissais presque rien à la pâtisserie. Aujourd’hui, j’ai
appris les bases de la cuisine et de la pâtisserie : préparer des crèmes, des
gâteaux, des viennoiseries, des feuilletés, et même du baklava. »

Ces nouvelles compétences encouragent plusieurs
participantes à envisager de lancer leur propre
activité. Certaines ont déjà commencé à recevoir des commandes à
domicile, avec l’espoir d’ouvrir un jour leur propre commerce. Au fil des mois,
elles développent aussi leur confiance en elles et
leur capacité à se projeter vers l’avenir.

Des formations complémentaires pour élargir les
opportunités
Les participantes suivent également des formations complémentaires en service hôtelier, en compétences douces et en outils
numériques. La formation en hôtellerie se déroule à la fondation Miassine, avec des cours pratiques
organisés dans des hôtels et des restaurants.
Comme le souligne Asteghik
Nikolian, formatrice en hôtellerie : « Le secteur des services manque souvent de personnel qualifié. Grâce à
cette formation, les participantes acquièrent à la fois des compétences
techniques et les aptitudes nécessaires pour réussir dans ce domaine. »
Une
vision tournée vers l’avenir
Pour Astrig Marandjian, présidente de la fondation Miassine, l’objectif
du projet va bien au-delà de la formation professionnelle : « Il est essentiel qu’elles retrouvent confiance en elles et qu’elles
sachent qu’elles peuvent reprendre leur place dans la société et dans le monde
du travail, voire créer leur propre entreprise. Personne ne naît pâtissier ou
cuisinier, on le devient. Il n’est jamais trop tard pour apprendre un nouveau
métier. Mon plus grand bonheur est de voir leurs sourires et leur volonté de
s’en sortir. »
Ce programme s’inscrit également dans une dynamique
plus large. Comme l’explique Cristina Grecko Martin,
responsable de la communication de GAN Global : « Notre organisation, en collaboration avec la fondation Miassine, œuvre
à promouvoir l’apprentissage en Arménie afin de rendre les jeunes plus
compétitifs sur le marché du travail. Le fait que ces formations incluent aussi
des femmes du Haut-Karabakh donne encore plus de sens à notre mission. »
Soutenu par SPFA
(Solidarité Protestante France-Arménie) et la Fondation de France, ce programme prévoit à la fin
des formations une évaluation des compétences
acquises. Des collaborations avec des employeurs sont également en cours
afin de faciliter l’accès à l’emploi des meilleures
participantes, poursuivant ainsi l’objectif central du projet : offrir
de nouvelles perspectives professionnelles et personnelles.