Miassine met à l’honneur les talents de demain

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En 2024, la cérémonie des meilleurs apprentis organisée par la Fondation Miassine a mis en lumière le parcours et la réussite de jeunes formés dans le cadre d’un ambitieux programme lancé en 2023 dans la région de Shirak. Accueilli à la mairie de Gyumri, l’événement a récompensé dix apprentis s’étant distingués dans des métiers variés tels que la boulangerie, la cuisine, la pâtisserie, le service hôtelier ou encore le textile.

 

Depuis 2023, la Fondation Miassine déploie un programme structuré en faveur de l’apprentissage, avec un objectif clair : révéler le potentiel des ressources locales et répondre aux défis sociaux et économiques de la région. Ce programme s’articule autour de trois étapes clés : l’identification des besoins du territoire, la mise en place de formations qualifiantes de courte durée (entre 4 et 6 mois), et le développement de plateformes numériques permettant de valoriser les compétences acquises.



Pour Satenik Hovhannisyan, directrice de la fondation, le choix de concentrer les efforts sur Shirak s’impose comme une évidence :

« En 2024, nous nous sommes entièrement concentrés sur la région de Shirak car c’est l’une des régions les plus pauvres, avec un taux de chômage élevé. […] L’objectif principal du programme était de fournir un emploi aux jeunes et de faciliter leur transition de l’école vers le marché du travail. »

Dans cette région marquée par un manque d’opportunités professionnelles et un exode des jeunes vers l’étranger, notamment la Russie, l’apprentissage apparaît comme une réponse concrète. En combinant formation théorique et expérience pratique, il permet aux participants d’acquérir des compétences directement mobilisables. À l’issue de leur parcours, les apprentis reçoivent un certificat de participation et disposent déjà d’une première expérience professionnelle, souvent décisive pour leur insertion.

 

Le programme s’inscrit également dans une dynamique internationale. En partenariat avec le réseau mondial d’apprentissage GAN Global, la Fondation Miassine s’appuie notamment sur le modèle suisse pour renforcer la qualité de la formation professionnelle en Arménie. Cette coopération vise à aligner les pratiques locales sur des standards internationaux et à améliorer durablement l’employabilité des jeunes.

Kathryn Rowan, directrice exécutive du réseau GAN, souligne l’importance de cette initiative : « Le GAN joue un rôle essentiel dans la résolution du problème du chômage des jeunes. […] Nous travaillons à la création d’une plateforme internationale où chaque participant peut révéler pleinement ses capacités. »

Les résultats sont déjà significatifs : sur 100 participants, 65 ont trouvé un emploi, principalement dans le secteur des services. Un succès qui témoigne de l’efficacité du programme et de la pertinence des partenariats internationaux. Au-delà des chiffres, ce sont aussi des parcours individuels qui illustrent l’impact du dispositif. Ara Hovhannisyan, passionné de cuisine, a suivi une formation au lycée professionnel n°3 de Gyumri avant de décrocher un emploi au sein du restaurant Aregak. De son côté, Nelli Hakobyan, ancienne participante, travaille aujourd’hui directement au sein de la Fondation Miassine après avoir obtenu son diplôme.

 

Lors de la cérémonie, les dix meilleurs apprentis ont reçu des prix symboliques, une reconnaissance qui, selon les organisateurs, revêt une importance particulière pour les jeunes eux-mêmes. Plus qu’une vitrine pour la fondation, cet événement constitue un moment de valorisation et de motivation pour les participants, renforçant leur confiance et leur engagement dans leur parcours professionnel. À travers cette initiative, la Fondation Miassine démontre que l’apprentissage peut constituer un levier puissant de transformation sociale, en redonnant aux jeunes les moyens de construire leur avenir là où ils vivent.